La pomme que les Français plébiscitent
Dans les rayons fruits et légumes de nos supermarchés, certaines variétés tirent clairement leur épingle du jeu. C'est notamment le cas d'une pomme en particulier, qui fait l'unanimité auprès des consommateurs français, malgré une production nationale encore modeste.
La journaliste Léa Kebdani l'a confirmé lors d'une intervention dans Bonjour ! La Matinale TF1 : la Pink Lady occupe la troisième place des pommes les plus vendues en France. Son image résolument premium séduit un public de plus en plus large, même si elle ne représente qu'environ 7 % de la production française. Ce sont aujourd'hui 588 exploitations, réparties dans trois grands bassins de production, qui se chargent de la récolter.
Un prix élevé qui reflète un savoir-faire exigeant
Malgré une offre limitée, la Pink Lady parvient à se hisser sur le podium des pommes les plus achetées, juste derrière la Golden et la Gala, dont les volumes de production sont pourtant bien supérieurs. Ce paradoxe s'explique simplement : la demande des consommateurs dépasse largement ce que les producteurs peuvent proposer.
Ce succès repose sur un atout majeur : un équilibre parfait entre douceur et acidité. Comme le souligne Léa Kebdani, « elle plaît à tous les palais ». Et ce n'est pas le fruit du hasard. La Pink Lady répond à un cahier des charges extrêmement rigoureux, notamment un taux de sucre strictement encadré entre 13 et 15 %, ainsi que des critères très précis concernant la fermeté et la couleur.
Ce niveau d'exigence a évidemment un coût. En supermarché, le kilo de Pink Lady s'affiche autour de 3,50 euros, contre 2,50 euros pour une Golden ou une Gala. Cette différence de prix se justifie par la complexité de sa culture : pas moins de 700 heures de travail par hectare et sept mois de soins annuels sont nécessaires pour obtenir des fruits conformes aux standards de la marque.
Une ascension rapide depuis son arrivée sur les étals
Difficile de croire que cette pomme devenue incontournable n'est apparue dans nos supermarchés qu'en 1995. En moins de trente ans, elle s'est imposée dans presque toutes les grandes enseignes du pays. Les producteurs ont su accompagner cet engouement avec une présentation soignée, des campagnes de communication ciblées et même le développement de produits dérivés.
L'exemple le plus surprenant reste celui d'une marque de mode qui a commercialisé des chaussettes aux couleurs de la Pink Lady, vendues pas moins de 27 euros la paire. Une anecdote qui illustre parfaitement l'aura haut de gamme de cette variété, dont le goût équilibré et la teinte rosée distinctive continuent de conquérir de nouveaux amateurs chaque année.













