Des serpents qui disparaissent partout dans le monde
Des plaines européennes aux forêts profondes d'Asie, les reptiles s'effacent peu à peu de la surface de la Terre. Ce recul alarmant touche désormais toutes les régions du globe, et la Guadeloupe n'échappe pas à cette tendance. Face à une extinction qui approche, les autorités locales font appel à la population pour tenter de sauver un serpent emblématique de l'archipel.
Pourquoi les serpents sont-ils en voie de disparition ?
À travers le monde entier, les serpents deviennent de plus en plus difficiles à observer. Ce déclin s'explique principalement par la destruction massive de leurs milieux naturels et par une pollution toujours plus envahissante. En Europe, la vipère péliade recule sous la pression de l'agriculture intensive, tandis qu'en Asie, de nombreux pythons voient leurs forêts tropicales disparaître progressivement.
Le dérèglement climatique aggrave encore davantage la situation en perturbant l'équilibre thermique de ces animaux particulièrement vulnérables aux variations de température. Aux États-Unis, le serpent à sonnette des bois connaît une chute de population inquiétante. En Australie, plusieurs espèces endémiques subissent de plein fouet la pression exercée par des animaux invasifs, comme le hoplocephalus ou le serpent de la mer de corail. En Guadeloupe, la situation est aujourd'hui jugée critique pour une espèce locale.
La Guadeloupe lance un appel citoyen pour sauver ce serpent
Autrefois très présentes aux Antilles, les couleuvres couresses — des serpents endémiques — ont pratiquement disparu du paysage local depuis de longues années. Ces reptiles sont désormais classés en danger critique d'extinction. Pour tenter d'inverser cette tendance dramatique, la préfecture de Guadeloupe mobilise la population dans le cadre d'une démarche participative inédite.
Repérer et signaler ces couleuvres totalement inoffensives permettrait aux chercheurs de cartographier les derniers individus encore présents sur l'archipel. Chaque observation réalisée à Saint-Martin ou en Guadeloupe représente ainsi une information précieuse pour la science. En partageant leurs témoignages, les habitants deviennent des acteurs directs de la préservation de ce patrimoine naturel aujourd'hui menacé, selon les scientifiques.
Comment reconnaître une couleuvre couresse ?
Ce serpent se distingue aisément grâce à sa silhouette élancée et ses écailles lisses aux reflets sombres, oscillant entre le brun profond et le noir. Agile et particulièrement discrète, la couleuvre couresse adopte un comportement très méfiant en présence de l'humain. Elle ne possède aucun venin et préfère systématiquement fuir pour se dissimuler dans la végétation dense de l'île.
Véritable gardienne de la biodiversité locale, cette couleuvre joue un rôle essentiel en régulant les populations de lézards et d'insectes, contribuant ainsi à l'équilibre naturel des jardins antillais. Malheureusement, elle reste constamment exposée à des prédateurs redoutables : la mangouste, les chats errants, ou encore certains rapaces comme le faucon crécerelle, connu localement sous le nom de Gligli en Guadeloupe.













