Ce minuscule insecte que vous écrasez sans le savoir est, selon un jardinier télé, l’allié de vos rosiers et légumes

David Domoney, le jardinier de This Morning qui parie sur les auxiliaires naturels

Un simple changement d'habitude peut transformer la santé de vos rosiers et de vos plants de tomates. C'est en tout cas ce que défend David Domoney, jardinier vedette de l'émission britannique This Morning.

Plutôt que de remplir son cabanon de produits chimiques, cet expert prône une toute autre approche : laisser la faune du jardin accomplir le travail à votre place. Sur Instagram, il affirme qu'en procédant correctement, "la nature fait le travail pour vous".

La coccinelle, ce petit prédateur que tout jardinier devrait chérir

"La coccinelle est le petit héros que vous devriez encourager à s'installer dans votre jardin", insiste David Domoney. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes : une seule coccinelle peut dévorer jusqu'à 50 pucerons par jour, tandis que ses larves se révèlent encore plus voraces.

Résultat concret pour le jardinier ? Des roses plus épanouies, des légumes plus robustes et une pression parasitaire nettement réduite, sans le moindre effort supplémentaire. Il résume sa philosophie ainsi : "Encouragez les coccinelles, et vous créez un jardin qui fonctionne avec la nature, pas contre elle."

Pucerons sur rosiers et légumes : comprendre le problème que règlent les coccinelles

Les pucerons s'attaquent en priorité aux jeunes tissus tendres — bourgeons de rosiers, fèves, salades — en en aspirant la sève. Les dégâts sont bien visibles : pousses déformées, boutons floraux collants, plants affaiblis et récoltes en net recul.

Pour attirer durablement les coccinelles, David Domoney recommande de planter des fleurs riches en nectar telles que le calendula, l'aneth, le fenouil ou l'achillée millefeuille. Il conseille également de conserver quelques tas de feuilles mortes ou un petit hôtel à insectes pour offrir aux coccinelles un abri durant l'hiver.

D'autres voix de jardiniers confirment : travailler avec la nature, pas contre elle

Cette philosophie naturaliste dépasse largement le cas des coccinelles. Le jardinier Simon Akeroyd, très suivi sur TikTok, attire l'attention sur l'usage des sachets de thé au compost. Si leur contenu en feuilles séchées peut agir comme conditionneur de sol une fois saupoudré autour des plantes, il met en garde : "La matière dont la plupart des sachets de thé sont faits ne se décompose pas et contient des microplastiques."

Christopher O'Donoghue abonde dans ce sens, précisant que "beaucoup de sachets de thé modernes sont fabriqués avec des matériaux synthétiques comme le polypropylène, qui ne se dégradent pas dans le compost et peuvent laisser des microplastiques dans votre sol". Mieux vaut donc n'utiliser que les feuilles, sans l'enveloppe.

Du côté des pelouses, Jack Stooks, ancien jardinier des jardins de Highgrove House sous Charles III, rappelle une règle souvent négligée : "L'hiver n'est pas la période idéale pour intervenir sur la pelouse. Le froid, le gel et l'humidité fragilisent l'herbe, et marcher ou tondre à cette saison compacte le sol, abîme les racines et favorise les maladies." Son conseil est simple : patienter jusqu'au printemps.

David Domoney conclut sur une note d'espoir : les fleurs nectarifères "feront revenir les coccinelles même quand les ravageurs se font rares". Un minuscule insecte, donc, mais un impact considérable — à condition de lui laisser la place d'agir.

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